Hélas, les contrats capables de couvrir les pertes de données, et non uniquement le matériel informatique, ne sont pas légion. "Tout le monde s´est intéressé aux contrats d´assurance purement immatériels au plus haut de la bulle Internet. Mais aujourd´hui, il ne reste plus grand monde sur ce marché", constate Jean-Eudes Lébeaupin, Président de SIR Assurances.
Il faut reconnaître qu´il est très difficile d´évaluer - et donc assurer - la valeur de l´information. La méthode la plus courante est d´associer à un contrat couvrant le matériel une garantie équivalente censée couvrir la perte des données, mais sous certaines conditions (utilisation de sauvegardes sur bandes, etc.). On peut y ajouter une garantie "frais supplémentaires", afin de couvrir, par exemple, la location d´un matériel de dépannage. Mais ces contrats offrent des garanties faibles (50 000 euros souvent) et sont donc sous-dimensionnés pour des entreprises - parfois des PME - dont la donnée est la matière première (société d´affacturage ou de gestion).
Quelques rares contrats permettent alors de couvrir les risques pour ces PME exigeantes. Mais avec des primes jusqu´à 5 000 euros et des garanties jusqu´à 300 000 euros, ils ne sont pas courants. Les ré-assureurs (les assureurs d´assureurs) craignent en effet qu´une épidémie mondiale d´un virus particulièrement coriace provoque une vague de recours qu´ils ne pourraient honorer.