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Obésiciels : un coût de plus de 100 000 dollars par an

Par Alain Bastide le 21/11/2012 - indexel.net
 

Mal développés, souvent inutilisés mais toujours installés, la majorité des logiciels coûtent très chers aux entreprises qui, crise oblige, vont devoir faire le ménage dans leur portefeuille applicatif.

 

Spécialiste de la gestion de portefeuilles applicatifs, Quest Software vient de publier les résultats d'une enquête portant sur l'impact financier des logiciels dans les grandes entreprises*. Principalement enseignement : les DSI ont sous-estimé l'impact financier de la couche applicative.

"La plupart des grandes entreprises possèdent des centaines, voire des milliers, d'applications très peu ou pas du tout utilisées » constate John Newsom, vice-président et directeur général de Quest Software. Elles devraient sérieusement se poser la question de l'utilité d'une application avant d'en déployer de nouvelles" estime-t-il. L'accumulation des applications inutiles consomme en effet des ressources informatiques physiques (serveur, mémoire sur les postes de travail, etc.) et engendre donc des dépenses inutiles.

La plupart des logiciels sont inutiles

Selon l'étude, la plupart des logiciels sont inutiles. Alors qu'elles possèdent plusieurs centaines à plusieurs milliers d'applications, la plupart des entreprises (57 %) en utilisent moins de 249 par jour. Et 28 % moins de 50. Dans 76 % des entreprises, moins de 25 applications sont utilisées plus de cinq fois par jour. Ces chiffres corroborent une étude du Standish Group constatant que 64 % des logiciels déployés n'étaient jamais ou très peu utilisés.

Cette mauvaise gestion de la couche applicative coûte plusieurs centaines de milliers de dollars par an à la majorité (52 %) des entreprises interrogées. Le gâchis atteint plusieurs millions à plusieurs dizaines de millions de dollars pour près d'un tiers des entreprises (29 %).

Un impact sur la performance de l'entreprise

Si l'argument financier n'a toujours pas fait réagir les grandes entreprises, l'étude constate que nous nous trouvons à un point d'inflexion. D'une part, 58 % des responsables informatiques estiment que la performance des applications a un impact majeur sur la performance de l'entreprise. D'autre part, 77 % des DSI préfèrent réduire leurs coûts en optimisant le système d'information plutôt qu'en réduisant les effectifs ou en externalisant. D'ailleurs, à peine 21 % des entreprises interrogées ont déjà recours au cloud computing (notre dossier cloud computing).

* Enquête menée en juin 2012 auprès de 150 responsables informatique d'entreprises comptant plus de 500 applications déployées et 500 millions de dollars de chiffre d'affaires.