INFRASTRUCTURE
Virtualisation : deux alternatives françaises à VMware et Citrix
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Citrix et VMware font figure de leaders du marché de la virtualisation du poste de travail. Mais deux Français, Systancia et Neocoretech, se sont taillé une réputation grâce à des offres plus faciles à mettre en œuvre. |
Une solution de virtualisation du poste de travail comprend un hyperviseur qui accueille les machines virtuelles (VM), un connection broker qui gère la relation entre VM et utilisateurs, un protocole de déport d'affichage de la machine virtuelle vers le terminal et des outils de configuration. Face à VMware ou Citrix, les deux Français, Systancia et Neocoretech, jouent sur la fourniture de solutions complètes, intégrées et faciles à mettre en œuvre.
"Un administrateur est autonome en seulement une journée et demi, c'était notre principal critère de choix", affirme Patrick Le Dû (photo), directeur général adjoint d'Artelcom, un intégrateur partenaire de Neocoretech. Si la dimension d'un VMware ou d'un Citrix inspire confiance, l'avantage d'un petit éditeur français, c'est sa proximité. "À notre demande, la R&D de Neocoretech a implémenté des fonctions liées au support des VLAN et du multicast", signale ainsi Patrick Le Dû.
Un hyperviseur masqué et des fonctions d'administration simplifiées
Neocoretech Desktop Virtualisation est basé sur KVM (l'hyperviseur open source de Linux), masqué pour l'administrateur, qui ne voit que des PC virtuels dont il peut spécifier les caractéristiques. De plus l'éditeur a développé une technologie de switchs virtuels. "Ils facilitent la mise en œuvre de VLAN fédérant des machines virtuelles", précise Wilfrid Albersdorfer (photo), co-fondateur de Neocoretech.
AppliDis Fusion 4 de Systancia repose sur un hyperviseur laissé au choix − VMware, Xen ou Hyper-V. Cela permet d'utiliser la même plate-forme pour la virtualisation des PC et celle des serveurs. En contrepartie, l'administrateur doit passer par l'outil de l'hyperviseur pour spécifier les caractéristiques des VM − puissance CPU, mémoire. "La prochaine version d'AppliDis Fusion permettra de configurer directement les VM", promet Pierre-Olivier Mouton, responsable de l'équipe avant-vente chez Systancia.
L'offre VMware View intègre la notion de clones liés qui permet de mutualiser l'image d'un système entre plusieurs PC virtuels. Synonyme d'économies drastiques d'espace disque, cette notion est reprise par Systancia et Neocoretech. Le premier s'appuie sur les clones liés de VMware, le second a développé sa propre technologie.
Protocoles : Systancia impose RDP, Neocoretech laisse le choix
Pour déporter l'affichage, Systancia s'appuie sur le protocole RDP. "Nous l'avons enrichi afin de mieux supporter les flux multimédia", affirme Pierre-Olivier Mouton (photo). Mais l'éditeur étudie d'autres protocoles, notamment pour mieux supporter les applications 3D. Neocoretech laisse le choix entre plusieurs protocoles, dont RDP et UXP (de nComputing).
Publication et virtualisation et d'applications : avantage à Systancia
AppliDis Fusion 4 intégre le traditionnel mode de publication d'applications de type Terminal Services. La même console permet donc de créer et gérer des PC virtuels ou de déporter l'affichage d'applications. De plus, Fusion 4 comprend une fonction de virtualisation des applications qui permet de les isoler les unes des autres, grâce des packages spécifiques. Ceux-ci ne peuvent toutefois être diffusés qu'en un seul bloc (et non en mode streaming comme App-V de Microsoft ou ThinApp de VMware). Enfin, Fusion 4 supporte aussi les PC lames − une lame du châssis étant alors entièrement dédiée à un utilisateur. De son côté, Neocoretech Desktop Virtualisation se restreint à la seule virtualisation du PC. "Pour la virtualisation d'applications par exemple, nous pouvons intégrer App-V de Microsoft", explique Wilfrid Albersdorfer.
Des solutions destinées aux PME
Ces deux éditeurs intéresseront davantage les PME que les grandes entreprises. "Celles-ci ont déjà mis en œuvre une solution pour la virtualisation de serveurs et préfèrent rester chez le même fournisseur afin de ne pas avoir à multiplier les compétences", explique Mikael Tissandier (photo), ingénieur avant-vente chez ITS Group. De fait, ce partenaire de VMware et de Systancia restreint la solution de ce dernier à la publication d'applications. Malgré tout, Systancia compte des références jusqu'à 8 000 utilisateurs. Pour leur part, les clients de Neocoretech n'excèdent guère 200 postes.
| Produit (éditeur) |
Hyperviseur |
Protocoles |
Autres fonctions |
Tarif par utilisateur simultané (dégressif) |
| AppliDis Fusion 4 (Systancia) | VMware ou Hyper-V (Xen prévu) | RDP + extensions pour le multimédia | Virtualisation d'application (sans streaming), support du client léger classique | 190 € |
| Neocoretech Desktop Virtualisation (Neocoretech) | Spécifique (basé sur KVM) | au choix | Non | 169 € |
| View 4 (VMware) | vSphere 4 | RDP et PCoIP (adapté au multimédia et à la 3D) | Virtualisation d'application et de système (avec ThinApp) | 150 ou 250 $ selon la version |
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