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MANAGEMENT

Comment faire du décisionnel quand on est une PME ?

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Par Marie Varandat le 30/03/2004 - indexel.net
 

Pour gagner en efficacité et prendre les bonnes décisions, les PME ont les mêmes besoins en termes d´analyse que les grands comptes. Fort heureusement, elles ont rarement un existant aussi complexe à prendre en compte. Résultat, avec un peu de bon sens et de pragmatisme, elles peuvent mettre en place des applications décisionnelles sans investir trop lourdement. Car ce qui coûte cher dans ce domaine, c´est avant tout le socle d´agrégation et de stockage des données.

 

Les projets décisionnels ont mauvaise réputation : les produits sont chers, les mises en oeuvre sont longues, complexes et onéreuses. Aujourd´hui encore, cette réputation est vraie mais uniquement si on prend le projet décisionnel par le mauvais bout. "Avec 15 000 euros, on peut déjà faire quelque chose, paramétrage et logiciels compris, affirme Eric pelletier, responsable commercial de MIS Aldecis, prestataire spécialisé dans les applications décisionnelles. C´est-à-dire mettre en place du reporting, une solution budgétaire ou des tableaux de bord pour une PME dont les impératifs commerciaux impliquent une analyse régulière des produits et clients. Bien sûr, à ce prix là, elle n´aura pas une architecture décisionnelle avec un ETL, un datawarehouse et des outils de restitution mais est-ce vraiment nécessaire dans le cadre d´une PME ? Non, car elle peut être tout aussi efficace sans".

Faire simple en faisant avant tout preuve de bon sens

Il existe sur le marché toute une gamme de petites solutions, dont des moteurs OLAP, qui ne coûtent pas forcément une fortune et peuvent être facilement mis en oeuvre pour permettre aux PME de bénéficier des analyses multidimensionnelles. Dans le même ordre d´idée, plutôt que de faire appel à des ETL, chers et complexes à mettre en oeuvre, il est tout à faire possible de développer des scripts à l´aide de langages simples comme le Visual Basic pour concevoir des programmes qui automatisent l´extraction de données de sources existantes afin de les fédérer dans "une base unique dans laquelle l´outil de restitution viendra piocher ses données, ajoute Eric Pelletier. Une petite base de données suffit, pas besoin de datawarehouse. Il ne faut pas non plus croire que la mise en oeuvre d´un requêteur est plus simple que celle d´un moteur OLAP : c´est faux ! Sans compter que la base OLAP peut offrir une richesse de navigation dans les données dont les PME ont aussi besoin".Pour Charles Parat, directeur au sein de la division Business Intelligence de Micropole Univers, SSII très implantée dans le domaine du décisionnel, "il faut plutôt éviter les développements spécifiques et s´orienter vers les applications analytiques qui présentent l´avantage d´être livrées clef en main avec des modèles de données prêts à l´emploi et des outils de restitution pré-configurés pour des usages spécifiques. Les petites structures ne sont pas dotées de services informatiques pour développer et maintenir des applications. Elles ont besoin de solutions fonctionnelles, pas techniques. Les applications analytiques seraient parfaites pour les PME si elles n´étaient pas encore aussi chères".

Le décisionnel intégré dans les PGI et solutions comptables : rarement une bonne solution

Enfin, plutôt que de concevoir une architecture spécifique au décisionnel, les PME ont aujourd´hui la possibilité d´exploiter des fonctions d´analyse proposées par la plupart des PGI du marché (SAP, Peoplesoft, etc.) mais également des solutions comptables telles que celles de Sage. Mais c´est rarement une bonne solution comme le souligne Charles Parat (photo) : "la mise en oeuvre des PGI implique souvent une personnalisation pour adapter l´application aux besoins de l´entreprise. Cette personnalisation rend par la suite les outils décisionnels intégrés inutilisables : ils n´ont pas été conçus pour la structure spécifique qui découle de la personnalisation et leur adaptation est pratiquement aussi complexe que la mise en oeuvre d´une architecture décisionnelle autonome. En outre, et même si certains PGI sont dotés de fonctions de datawarehouse qui permettent d´exploiter des données émanant d´autres sources, leurs outils décisionnels ont été conçus pour fonctionner dans le cadre du PGI : ils n´offrent donc pas de vision transversale et globale. C´est d´ailleurs surtout vrai pour des outils tels ceux proposés par Sage qui sont limités au seul domaine de la comptabilité".

Conclusion, tant qu´à investir dans le domaine du décisionnel, autant faire preuve de bon sens en partant des besoins de l´entreprise en matière d´analyse et en mettant en place une infrastructure adaptée qui, comme le souligne Eric Pelletier, "n´a pas besoin de coûter très cher pour couvrir les besoins d´extraction, agrégation et filtrage des données. Car si les besoins des PME en termes d´analyse sont similaires à ceux d´un grand compte, leur existant est rarement aussi complexe. Or, c´est avant tout l´infrastructure d´agrégation des données qui coûte cher dans une application décisionnelle".

Consulter le sommaire de notre dossier Décisionnel.

 
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