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MANAGEMENT

Informatique décisionnelle : les PME aussi

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Par Carine Niot le 21/03/2002 - indexel.net
 

Permettant de croiser les données opérationnelles de l´entreprise grâce à des technologies avancées, le système d´information décisionnel met entre les mains du dirigeant toutes les cartes dont il a besoin. Jusqu´alors réservée aux grands comptes, l´informatique décisionnelle se met progressivement à la portée financière et technique des PME. Explications de Jean-Marie Demoulian (photo), directeur général d´Acfid.

 

 

L´informatique décisionnelle pour les PME : oui. Mais pas pour les plus petites d´entre elles. "Il ne faut pas s´y tromper : le ticket d´entrée pour un système d´information décisionnel est relativement élevé. Cela n´est pertinent et intéressant que pour des PME ayant un minimum de 7,5 millions d´euros de chiffre d´affaires et un effectif d´au moins 50 personnes", explique Jean-Marie Demoulian, directeur général d´Acfid, société spécialisée dans les solutions d´aide à la décision.

Les PME utilisent couramment pour leurs reportings des logiciels tels que Excel ou Access. Mais elles sont bien souvent confrontées lors des réunions à des différences de chiffres entre les services, à des temps d´analyse démesurés et à la difficulté de gérer une volumétrie importante. Les états de reporting fournis grâce à un système d´information décisionnel autorisent un pilotage très fin et rendent les données accessibles. "Avec les outils décisionnels, les utilisateurs ne sont plus tributaires du service informatique pour obtenir des informations", commente Jean-Marie Demoulian. "Les décisions stratégiques peuvent être prises avec toutes les données en main et surtout plus rapidement", ajoute le consultant. Finis les reportings disparates et contradictoires.

Pour mettre en place un tel projet, il faut dans un premier temps définir précisément les indicateurs clés. "Il est très important de faire au préalable le tour des besoins des utilisateurs : directions, service commercial, marketing, achats..." précise Jean-Marie Demoulian. "Il faudra ensuite localiser les données de production et décrire l´architecture existante. Enfin, il convient de bien définir un budget", ajoute le consultant. "L´enveloppe pour un système d´information décisionnel (hors matériel) et les services associés se situe entre 46000 et 76000 euros".

Le datawarehouse : une base de données dédiée

Les données opérationnelles sont souvent éparpillées dans l´entreprise et contenues dans des environnements hétérogènes : différents types de bases de données de production coexistent (gestion commerciale, compta...). Pour centraliser et automatiser le traitement des informations, le système décisionnel remplit généralement, et selon les besoins de chaque entreprise, trois grandes fonctions : extraction, stockage des données et reporting.Extraction : "On utilise à cette fin des outils dits d´ETL (Extraction transfert loading)", explique Jean-Marie Demoulian. "Ces outils permettent non seulement de récolter les données éparses, mais également de les transformer". Car vous n´avez pas forcément besoin de toutes les données : vous préférerez avoir comme indicateur le chiffre d´affaires mensuel plutôt que le CA quotidien. Les ETL permettent de constituer ces agrégats. Cette phase est également celle du nettoyage des données pour éviter toute redondance. "On trouve couramment dans les bases sources trois fois le même client sous des dénominations différentes, ce qui nécessite un tri", confirme Jean-Marie Demoulian.

L´utilisation d´un ETL n´est cependant pas obligatoire : les bases de données comprennent des outils d´alimentation qui peuvent aller chercher les données. "Mais ils n´offrent pas la souplesse des ETL qui sont facilement maintenables et pérennes dans le temps", explique le consultant. "Les ETL sont entièrement gérables en interne après formation. Et surtout facilement paramétrables", ajoute-t-il.

Différents outils d´ETL sont disponibles sur le marché, pour un coût allant de 20 000 à 150 000 euros. Parmi les éditeurs on trouve Informatica (avec un ticket d´entrée très élevé), Ascential Software (produit Datastage) et Sunopsis.Stockage des données : "Il s´agit de mettre en place un schéma relationnel orienté décisionnel et non transactionnel : en aucun cas la base cible n´est une base de production", explique Jean-Marie Demoulian. La base cible obéit le plus souvent à un schéma en étoile, avec au milieu la table des indicateurs et en périphérie les tables de dimension (géographique, temporelle...). "En théorie, cette base dédiée appelée datawarehouse contient toutes les données. On peut ensuite, en fonction des besoins de l´entreprise, créer des datamarts, sous-ensembles dédiés à une fonction particulière", précise le consultant.

Reporting : C´est la face visible de l´iceberg décisionnel. "Nous mettons en place chez nos clients l´outil Business Objects ", explique Jean-Marie Demoulian. Les données de la base dédiée sont ainsi mises à disposition des utilisateurs de manière entièrement sécurisée et en fonction des besoins de chacun. "Il y a en pratique trois niveaux d´utilisateurs. 80% d´entre eux reçoivent l´information en mode "push", sans formuler de requête. Les 20% restants sont répartis entre deux catégories d´utilisateurs : certains peuvent construire leurs états de reporting à partir de leurs requêtes propres ; d´autres peuvent analyser et explorer les données. Les outils de reporting peuvent être assimilés à des outils bureautiques : ils sont d´accès facile pour les utilisateurs finaux."

 

 

 

 

 

 

 

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